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Ségolène de Villepinte, chronique d’un enthousiasme annoncé 14 février, 2007

Posté par Olivier dans : Non classé , trackback

Après des semaines d’une prestation souvent pitoyable qui l’obligea, les 10 derniers jours, à annuler ses rendez-vous avec la presse pour éviter de nouvelles « ségolinades » et que sa déconfiture dans l’opinion ne se transforme en naufrage, Madame Royal allait – enfin ! – montrer que c’était une vraie candidate, avec un vrai programme.Alors, elle arriva, avec son tailleur rouge et ses 100 propositions.

Après avoir « joué » avec le public à la façon ringarde d’une animatrice de patronage, elle démarra son discours avec une voix tellement contrôlée pour rester grave qu’elle en était souvent monocorde, presque atone. On en regrettait presque son ancienne voix criarde et suraiguë. Enfin presque…

En 2 heures, elle ânonna – ânonnement agrémenté d’une gestuelle si calculée qu’elle en perdait tout naturelle – un véritable bric-à-brac d’engagements divers et variés (et, littéralement, incalculables) destiné à donner des preuves de son engagement à gauche… tout en continuant à courtiser le centre.

Elle nous avait annoncé un programme. De toute évidence, une déprogrammation sauvage avait empêché sa diffusion. Et un triste et lancinant interlude le remplaçait.

Mais, en ce jour de Notre Dame de Lourdes, un miracle se produisit. Sa cafouilleuse récitation fit un tabac (chose désormais rare dans un lieu public)

Mais cet enthousiasme était si outrancier, si surjoué, que, rapidement, cela sonna terriblement faux. Un peu comme les rires qui émaillent les sitcoms…

Quoi que dise Ségolène, des groupies fanatisées applaudissaient, criaient, gesticulaient, sifflaient, hurlaient.

Comme elles étaient heureuses d’être là ! Et comme la candidate était merveilleuse !!

Tout était écrit. Ca devait être formidable. Ce fût donc formidable !

Ségolène Royal aurait pu faire son discours en Moldave ou en Esperanto, le résultat aurait été le même : de l’enthousiasme jusqu’à la frénésie, jusqu’à une forme d’hystérie collective.

L’événement n’était pas à la tribune – que restera-t-il de la prestation de Ségolène Royal mis à part son tailleur rouge ? – mais dans la salle.

Cela vaut ce que cela vaut, mais hier soir, au zapping de Canal +, comme un symbole, il ne resta de son intervention que l’obligatoire enthousiasme du public. De son discours, rien.

Sans doute, pour quelques jours, battage médiatique oblige, les sondages en faveur de la candidate socialiste (qui n’a pas, une seule fois, prononcer le mot socialiste !!) vont s’améliorer.

Mais parions, une fois le brouhaha mécanique et programmé de Villepinte dissipé, que cela ne durera pas et que la longue descente qui conduit Ségolène Royal vers une possible élimination dès le 1er tour continuera.

Au PS, où les ennemis de la candidate la soutiennent comme la corde le pendu, la guerre de succession est déjà engagée.

Ségolène Royal, sans avenir, appartient déjà au passé.

Tam 

 

Commentaires»

  1. C’est pas gentil de tirer sur une ambulance. Ceci dit, autant je me voyais bien voter pour un DSK, autant Pimprenelle m’a directement envoyé dans l’autre bord.

  2. Ce n’est plus une ambulance. C’est un corbillard…

    J’ai toujours pensé que la mort devait être festive…

    Tam

  3. La messe est dite… repose en paix

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